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La liberté d’exprimer sa pensée aux Etats-Unis: un droit dont les contours variables sont engendrés par la peur.

Research output: Contribution to journalArticlepeer-review

Abstract

Depuis la rédaction de la Déclaration des droits (Bill of Rights) en 1791, le droit de manifester librement sa pensée, largement protégé par le premier des dix amendements de la Constitution fédérale, a été un principe déterminant et fondamental du système démocratique libéral américain. Dans l'imaginaire collectif américain, aucun droit ne représente mieux l'essence même de la société des hommes libres, dont les Etats Unis sont l’expression, que la possibilité accordée à chaque individu de la "land of the free" de critiquer le pouvoir politique, ses symboles, ses hommes, les croyances des autres ou encore de se livrer à des appréciations vulgaires, ouvertement racistes ou discriminatoires. Jusqu’à quel point, cependant, la liberté de manifester son opinion et sa dissidence est et a été garantie effectivement dans le système américain ? Est-ce que le droit d’exprimer librement sa pensée représente-t’il un rempart réel contre toute tentative de censure des points de vue incommodes et divergeants; ou bien est-il plutôt un géant aux pieds d'argile prêt à s'effondrer au premier choc?
Original languageFrench
Pages (from-to)211-223
Number of pages13
JournalARCHIVES DE POLITIQUE CRIMINELLE
Volume40
Publication statusPublished - 1 Jan 2018

Keywords

  • Etats Unis
  • censure
  • droit consitutionel
  • droit de libre manifestation de sa penseé

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